La santé et la sécurité des enfants accueillis sont au cœur des priorités des professionnels de la petite enfance. Dans ce contexte, la gestion rigoureuse des symptômes, notamment la fièvre, est essentielle pour garantir un accueil collectif sécurisé.
Mais quel protocole de prise de température est adapté au quotidien d’une crèche ou d’une micro-crèche ? Cet article vous guide pas à pas pour instaurer un dispositif fiable, conforme aux recommandations sanitaires, et intégré à vos pratiques professionnelles.
Pourquoi un protocole de température clair est indispensable
Un enfant fébrile peut être le signal d’un épisode infectieux. Pourtant, sans référentiel clair, les décisions peuvent varier d’un professionnel à l’autre, augmentant les divergences avec les familles ou les membres de l’équipe.
Selon la DDPP, les structures d’accueil doivent pouvoir justifier d’un protocole sanitaire cohérent, traçable et réactif. Mettre en place des règles précises pour la prise de température n’est pas qu’un acte de soin : c’est un acte de pilotage.
1. Quels outils utiliser pour prendre la température en crèche ?
1. Choisissez un thermomètre hygiénique et fiable
Préférez les modèles infrarouges sans contact (idéal en collectivité), avec une calibration régulière. Limitez les manipulations partagées.
2. Privilégiez des formats adaptés aux jeunes enfants
Le thermomètre frontal est recommandé pour son confort et sa rapidité. Attention toutefois aux variations selon l’environnement.
3. Formez l’équipe à l’utilisation et à l’interprétation
Un thermomètre performant est inutile si les critères de mesure ne sont pas maîtrisés. Planifiez une formation flash en début d’année.
4. Créez un poste dédié « vérification santé » à l’accueil
Dans certaines structures, un professionnel identifie les signes cliniques et prend la température dans un espace discret dès l’accueil.
5. Enregistrez systématiquement les relevés
Utilisez une grille papier ou un logiciel comme Leia pour tracer les données : température, heure, nom de l’enfant, action décidée.

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Avec Leia, gérez le HACCP, automatisez le suivi des seuils critiques et garantissez une traçabilité irréprochable au sein de votre crèche.
2. Que faire si un enfant dépasse 38 °C ?
- Isoler dans des conditions adaptées : sans dramatiser, installez l’enfant à l’écart, avec un adulte référent.
- Informer immédiatement les parents : téléphonez pour expliquer la situation et recueillir leurs attentes.
- Notez l’épisode et les décisions : dans le carnet de liaison et le registre interne de suivi.
3. Vers un protocole partagé avec les familles
Trop souvent, les règles de santé sont perçues comme floues ou vécues arbitrairement par les parents. Pour fluidifier la communication, co-construisez une charte familiale sanitaire portée lors de la rentrée.
Expliquez, par exemple, que toute température supérieure à 38 °C implique un retour à domicile. Joignez des pictogrammes simples pour les non-francophones.
Le livret d’accueil ou l’outil de gestion Leia permet d’y intégrer ces consignes de manière claire et traçable.
4. Rôle du gestionnaire de crèche dans l’animation du protocole
Le ou la directrice n’est pas qu’un relai administratif : elle impulse la culture sanitaire de la structure. Assurez-vous que chacun.e ait des repères clairs sur le seuil d’alerte, le rôle de chacun et les moyens disponibles.
Prévoyez des points mensuels d’équipes pour ajuster les pratiques, remonter des situations sensibles et affiner les outils de suivi (protocole d’urgence, numéros de contact, etc.).
En intégrant la prise de température dans votre projet d’établissement, vous fédérez autour d’un objectif commun : préserver le bien-être de tous.
5. Digitalisation du suivi sanitaire : un nouveau standard
Face à la complexité des obligations sanitaires (HACCP, sécurité alimentaire, protocoles virus), il devient difficile de tout gérer manuellement.
Des plateformes comme Leia permettent aujourd’hui aux gestionnaires de crèches de centraliser, automatiser et archiver tous les suivis sanitaires.
Plusieurs responsables témoignent d’un gain de temps moyen de 30 % et d’une meilleure sécurisation lors des contrôles de la PMI ou DDPP.

