Lundi matin, micro-crèche de 12 berceaux à Angers. Une nouvelle famille pose le carnet de santé sur le bureau de la directrice : le méningocoque B n'apparaît pas encore, l'enfant a 5 mois, né en janvier 2026. La maman s'inquiète : « on m'a dit que c'était obligatoire, vous allez refuser ? ». La directrice hésite entre admission provisoire et refus. Le vrai piège, ce n'est plus « 11 ou 13 » sur un blog parental : c'est de confondre « obligatoire dans le calendrier » et « toutes les doses déjà reçues à l'admission ».
Réponses courtes
Synthèse pour les équipes rédigée par Leia.

- Combien de vaccins obligatoires pour l'admission en crèche en 2026 ?
- En pratique, presque tous les bébés accueillis relèvent des 13 vaccins. Référentiel par date de naissance : 3 (DTP) avant 2018, 11 de 2018 à fin 2022, 13 depuis le 1er janvier 2023 (décret n° 2024-694 du 5 juillet 2024, entrée en vigueur au 1er janvier 2025 ; calendrier vaccinal 2026, Santé publique France). Leia croise date de naissance et calendrier officiel pour vérifier la conformité au regard de l'âge atteint.
- Le méningocoque B est-il obligatoire en crèche depuis 2025 ?
- Oui, depuis le 1er janvier 2025 (décret n° 2024-694 du 5 juillet 2024). Schéma type : méningo B à 3, 5 et 12 mois, ACWY vers 6 et 12 mois. Un bébé en cours de schéma n'est pas en infraction : la crèche vérifie au regard de l'âge. Leia signale les carnets incomplets et les admissions provisoires à échéance (R.3111-8).
- Que faire si un enfant a eu une dose méningocoque C avant janvier 2025 ?
- La deuxième dose, après le 1er janvier 2025, doit être faite avec un vaccin ACWY (Nimenrix ou Menquadfi), pas une seconde dose en méningo C. C'est un cas-limite fréquent à l'admission. Leia aide à croiser date de naissance, historique vaccinal et calendrier en vigueur.
- Quelle durée pour une admission provisoire pour vaccins en crèche ?
- L'article R.3111-8 du Code de la santé publique autorise une admission provisoire de 3 mois le temps de régulariser le carnet de santé. Au-delà, sans mise à jour, l'exclusion est possible. Leia alerte automatiquement à J+90.
- Le personnel de crèche a-t-il une obligation vaccinale en 2026 ?
- L'article 55 de la loi n° 2025-1403 (LFSS 2026) impose l'immunisation rougeole pour les professions du livre IV du CASF (petite enfance), mais les modalités dépendent d'un décret d'application non encore publié au JO. Tant qu'il n'est pas paru, l'obligation n'est pas opposable : informer et anticiper oui, imposer non. Leia suit cette veille sans pousser à des exigences illégales.
Cette confusion n'est pas anodine. Refuser à tort un nourrisson en cours de schéma, c'est perdre une famille et exposer la structure à un litige. Accepter sans tracer une admission provisoire, c'est risquer un rappel à l'ordre lors d'un contrôle PMI ou DDPP, et fragiliser la couverture vaccinale du groupe en cas de méningite invasive.
Cet article s'appuie sur les textes officiels. Côté enfant : décret n° 2024-694, article R.3111-8, calendrier vaccinal 2026 (Santé publique France). Côté personnel : article 55 de la loi n° 2025-1403 (LFSS 2026). Vous saurez quel référentiel appliquer selon la date de naissance, ce qui a changé au 1er janvier 2025 pour les nourrissons, et où en est l'obligation rougeole côté équipe.
De 3 à 13 vaccins : le calendrier réel, et pourquoi la crèche parle surtout de 13 en 2026
Le décompte n'a jamais été un chiffre unique. Avant le 1er janvier 2018, seuls trois vaccins étaient obligatoires : diphtérie, tétanos, poliomyélite (DTP). La loi de janvier 2018 est passée à 11 vaccinations obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. Puis le décret n° 2024-694 du 5 juillet 2024 a ajouté le méningocoque ACWY (à la place du C) et le méningocoque B : d'où le chiffre de 13.
Attention à la chronologie, pas seulement au total. Le décret entre en vigueur le 1er janvier 2025 : à cette date, l'obligation vise d'abord les nourrissons • en pratique, les enfants nés depuis le 1er juillet 2023 (moins de 18 mois au moment de la bascule). Le calendrier vaccinal 2026 publié par Santé publique France, relayé par Service-Public, formule explicitement l'obligation méningocoque ACWY et B pour tous les enfants nés après le 1er janvier 2023, y compris en cas de rattrapage après 2 ans.
La date-pivot « 1er janvier 2023 » est donc exacte aujourd'hui • mais parce que le cadre a évolué en plusieurs temps (décret n° 2024-694, puis calendrier 2026), pas parce qu'elle aurait toujours été gravée ainsi.
Conséquence terrain en juin 2026 : presque tout enfant réellement accueilli en crèche (né en 2023, 2024, 2025 ou 2026) relève du régime des 13 vaccins. Le piège « 11 ou 13 » reste utile pour les rares cas limites (fin de parcours 2022, fratrie, reprise après une longue absence) • pas comme angle central. L'erreur qui coûte cher aujourd'hui, c'est d'exiger toutes les doses dès l'admission alors que le nourrisson est en cours de schéma conforme à son âge, ou de lire un carnet avec un mémo obsolète affiché en salle de pause.
Le réflexe fiable : date de naissance → calendrier officiel (Santé publique France, relayé sur ameli et Service-Public) → vérification au regard de l'âge atteint, pas d'un compteur fixe.
Le méningocoque B au 1er janvier 2025 : la nouveauté que beaucoup ratent encore
Depuis le 1er janvier 2025 (entrée en vigueur du décret n° 2024-694 du 5 juillet 2024), la vaccination contre le méningocoque B, longtemps « fortement recommandée », est devenue obligatoire pour les nourrissons concernés. La raison est sanitaire : 616 cas d'infections invasives à méningocoques déclarés en 2024, le niveau annuel le plus élevé depuis 2010. Le schéma type : méningocoque B à 3, 5 et 12 mois, méningocoque ACWY vers 6 mois puis 12 mois.
Pour une crèche, ça veut dire que les carnets de santé des bébés admis en 2025 et 2026 doivent être lus avec ce nouveau filtre. Une EJE référente sanitaire dans une crèche associative à Rennes a listé en janvier 2025 ses 8 bébés de moins d'un an : 3 carnets ne mentionnaient pas encore le Bexsero (méningocoque B). Aucun n'était en faute • ils étaient simplement en cours de schéma. Mais sans cette revue, l'admission provisoire n'avait pas été tracée.
L'erreur fréquente, c'est de confondre « obligatoire » et « déjà fait ». Un nourrisson de 4 mois qui n'a pas encore eu sa dose de 5 mois n'est pas en infraction. La crèche doit vérifier la conformité au calendrier au regard de l'âge atteint, pas exiger toutes les doses dès l'admission.
Comment vérifier un carnet de santé sans se tromper
La vérification, prévue par l'article R.3111-8 du Code de la santé publique, repose sur quatre étapes simples mais souvent bâclées par manque de temps lors d'une admission. Voici la méthode appliquée dans les structures qui ne se font jamais retoquer en contrôle.
1. Vérifier la date de naissance avant tout
Elle fixe le référentiel : 3 vaccins (DTP) pour les nés avant le 1er janvier 2018, 11 pour ceux nés de 2018 à fin 2022, 13 (méningocoque ACWY + B) pour les nés depuis le 1er janvier 2023 (décret n° 2024-694 ; calendrier vaccinal 2026, Santé publique France). En crèche en 2026, presque tous les bébés relèvent des 13.
2. Contrôler le carnet de santé page par page
Pages vaccinations datées, tamponnées, signées par le médecin. Cas-limite fréquent : une 1re dose méningocoque C avant le 1er janvier 2025 doit être complétée par une 2e dose en ACWY (Nimenrix ou Menquadfi), pas en méningo C. Une étiquette sans signature ne suffit pas en contrôle DDPP. Photographiez ou scannez les pages utiles à l'admission.
3. Tracer la décision d'admission
Admission ferme, admission provisoire de 3 mois, ou refus motivé. Cette décision doit être écrite, datée, et conservée. C'est ce document qui vous protège, pas la bonne foi.
4. Programmer la relance à 3 mois
Pour toute admission provisoire, une alerte calendrier au jour J+90. Au-delà, sans mise à jour du carnet, l'article R.3111-8 vous autorise à exclure l'enfant. Sans relance automatisée, ce délai passe sous le radar 9 fois sur 10.

Un outil pensé pour votre quotidien
Vos carnets de santé suivis sans rappel manuel
Leia croise la date de naissance de chaque enfant avec le calendrier vaccinal en vigueur, signale les admissions provisoires arrivant à 3 mois, et conserve les justificatifs scannés. Vous gagnez les 30 minutes hebdomadaires que prennent les relances familles, et vous arrivez en contrôle PMI avec un dossier complet en deux clics.
Ce qui n'est PAS obligatoire (et qu'on confond pourtant souvent)
Refuser un enfant sur un vaccin recommandé mais non obligatoire, c'est s'exposer à un recours et c'est juridiquement infondé. Trois confusions reviennent constamment :
- Rotavirus : recommandé contre la gastro-entérite du nourrisson, jamais obligatoire. Refuser un enfant sur ce motif est une faute.
- BCG (tuberculose) : recommandé dès 1 mois pour les enfants à risque élevé, non obligatoire. Aucune exigence d'admission ne peut s'y appuyer.
- Grippe saisonnière : recommandée pour les professionnels au contact de jeunes enfants, pas pour les bébés en crèche.
Et le calendrier vaccinal 2026 ? Aucune nouvelle obligation n'est ajoutée pour l'enfant. Si une famille vous présente un article alarmiste sur un « 14e vaccin obligatoire en 2026 », demandez la source réglementaire. À ce jour, elle n'existe pas. La seule référence qui fait foi reste le calendrier publié par Santé publique France et relayé sur ameli et Service-Public, pas les blogs parentaux.
Le personnel de crèche : où en est vraiment l'obligation vaccinale ?
C'est le sujet où le téléphone arabe fait le plus de dégâts. Au 15 juin 2026, il n'existe toujours pas d'obligation vaccinale opposable pour imposer un rappel ROR ou une sérologie rougeole à une auxiliaire en poste : la coqueluche, le ROR et la grippe saisonnière restent fortement recommandés, pas obligatoires au sens contrôlable aujourd'hui.
Mais ce n'est plus une simple rumeur de salon. L'article 55 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026) impose l'immunisation contre la rougeole à l'entrée en formation ou en fonction, et vise explicitement les professions du livre IV du Code de l'action sociale et des familles • donc les professionnels de la petite enfance, pas seulement les soignants hospitaliers. Les modalités (liste précise des métiers, justificatifs acceptés) sont renvoyées à un décret d'application. Le contrôle se fera notamment lors de la visite médicale préalable à l'obtention ou au renouvellement de l'agrément ; l'absence de justificatif pourrait, une fois le décret publié, empêcher sa délivrance.
Tant que ce décret n'est pas publié au Journal officiel, vous ne pouvez pas imposer légalement ce que la loi n'a pas encore rendu exécutable. Anticiper, oui : informer les équipes, recommander la vaccination, proposer une sérologie. Imposer dès maintenant, non • comme l'a appris une gestionnaire de réseau de 4 micro-crèches en Île-de-France, qui a dû rétracter en mars 2025 un mail exigeant une preuve d'immunité rougeole sous 30 jours après trois retours d'élues du personnel.
Conclusion : trois réflexes qui changent tout
Trois points de bascule. Premier : en crèche en 2026, partez du régime des 13 vaccins et vérifiez la conformité au regard de l'âge atteint, pas d'un compteur fixe hérité d'un mémo « 11 vaccins ». Deuxième : côté enfant, citez la bonne chronologie (décret n° 2024-694 du 5 juillet 2024, entrée en vigueur au 1er janvier 2025, calendrier vaccinal 2026) et surveillez les cas-limite méningo C → ACWY. Troisième : côté personnel, l'article 55 de la loi n° 2025-1403 (LFSS 2026) est voté et vise la petite enfance • mais tant que le décret n'est pas paru, vous informez et anticipez sans imposer illégalement.
Concrètement, ça veut dire une procédure d'admission qui pose la date de naissance comme première donnée, des relances automatiques à J+90 pour les admissions provisoires (R.3111-8), et une veille sur le décret d'application rougeole personnel. Une structure qui tient cette discipline ne refuse plus un nourrisson en cours de schéma conforme, et passe ses contrôles avec des sources nommées, pas des affirmations de blog.
Le coût du statu quo, c'est rarement une amende. C'est une admission refusée à tort qui devient un avis Google négatif, ou une admission provisoire oubliée qui ressort six mois plus tard en réunion PMI. Si vous voulez voir comment Leia automatise cette vérification carnet par carnet, demandez une démo : 20 minutes suffisent à voir si l'outil colle à votre fonctionnement.
Sur ce sujet, je vois une chose dans 80 % des audits qu'on mène : les directrices connaissent l'esprit de la réglementation, mais leur outil de suivi n'a pas suivi la chronologie réelle côté enfant • décret 2024-694, calendrier vaccinal 2026. Le problème n'est jamais la compétence, c'est l'écart entre ce que la loi demande aujourd'hui et ce que les tableurs Excel hérités traquent encore. C'est exactement pour ça qu'on a construit Leia : pour que la mise à jour réglementaire soit notre travail, pas le vôtre.
• Romain Sessine, fondateur de Leia
Combien d'admissions provisoires de votre structure arrivent à échéance ce trimestre ?
Si vous devez ouvrir un tableur pour répondre, vous êtes déjà en retard. Leia centralise dates de naissance, statut vaccinal, échéances des 3 mois et alertes calendrier dans une interface conçue pour les directrices, pas pour des informaticiens. Une démo de 20 minutes suffit à voir si ça vaut le coup pour votre crèche.


