FFECPartenariat officielEn savoir plus
RéglementationCrèche et micro-crèche • Article R. 2324-31 du code de la santé publique
Une professionnelle en veste beige feuillette les pages d'un classeur ouvert, tenu à deux mains

Règlement de fonctionnement de crèche : la mise à jour obligatoire à faire en 2026

Publié le 7 septembre 2026

Rentrée de septembre, une directrice de micro-crèche de 12 places à Rennes reçoit un mail de la PMI : « Merci de nous transmettre la version en vigueur de votre règlement de fonctionnement et de ses annexes. » Elle ouvre le dossier partagé. Le fichier s'appelle « RF_VF_2021.docx ». Il parle d'un référent technique, d'une grille tarifaire abandonnée en 2024 et d'un référent santé qui a quitté la structure il y a deux ans.

Réponses courtes

Synthèse pour les équipes rédigée par Leia.

Leia
La mise à jour du règlement de fonctionnement d'une crèche est-elle obligatoire ?
Oui. Le IV de l'article R. 2324-31 du code de la santé publique impose que le projet d'établissement et le règlement de fonctionnement soient datés et actualisés aussi souvent que nécessaire et au moins une fois tous les cinq ans, avec la participation du personnel. Cette rédaction est en vigueur depuis le 1er septembre 2021. Les cinq ans sont un plafond : un changement de direction, de locaux, de tarification ou de réglementation impose une reprise avant l'échéance.
Faut-il transmettre le règlement de fonctionnement à la PMI après chaque modification ?
Oui. Le I de l'article R. 2324-31 prévoit la transmission au président du conseil départemental après l'adoption définitive et après toute modification. Les annexes suivent le même régime : un protocole modifié est une modification du règlement, donc une nouvelle transmission. Envoyer le règlement sans ses annexes à jour conduit la PMI à considérer le dossier comme incomplet.
Quelles sont les annexes obligatoires du règlement de fonctionnement d'une crèche ?
Le II de l'article R. 2324-30 impose cinq protocoles annexés : les mesures à prendre en situation d'urgence avec recours au SAMU, les mesures d'hygiène générale et renforcée en cas d'épidémie, les conditions de délivrance des soins spécifiques occasionnels ou réguliers, la conduite à tenir en cas de suspicion de maltraitance, et les mesures de sécurité lors des sorties. Toutes sont affichées et communiquées aux familles. Un sixième document, le protocole de mise en sûreté face au risque d'attentat (III du même article), est transmis au maire et au préfet et n'est pas affiché.
Pourquoi mettre à jour le règlement de fonctionnement d'une micro-crèche en 2026 même si les cinq ans ne sont pas écoulés ?
Parce que la réforme applicable au 1er septembre 2026 a fait disparaître le référent technique au profit d'une direction à 0,5 ETP minimum, a modifié la qualification exigée du professionnel seul avec trois enfants et a bouclé le calendrier du référentiel bâtimentaire. Le règlement doit décrire les fonctions de la direction et le taux d'encadrement retenu : un texte rédigé avant la réforme est faux sur au moins un de ces points.
Le règlement de fonctionnement doit-il être affiché dans la crèche ?
Oui. Le III de l'article R. 2324-31 impose l'affichage du projet d'établissement, du règlement de fonctionnement et de ses annexes dans un lieu accessible aux parents, un exemplaire tenu à leur disposition et communiqué sur demande à toute famille inscrite ou en demande d'admission, y compris en format numérique. Seul le protocole de mise en sûreté prévu au III de l'article R. 2324-30 échappe à l'affichage ; le protocole maltraitance, lui, doit être accessible.
Comment prouver la participation du personnel à l'actualisation du règlement de fonctionnement ?
Par une trace simple : une réunion d'équipe dédiée, une feuille d'émargement et un compte rendu daté qui liste les points modifiés. Le texte impose la participation du personnel sans en fixer la forme, mais sans trace l'obligation est réputée non remplie lors du contrôle. Leia conserve la preuve de relecture avec chaque version datée du règlement et de ses protocoles.
Quelles erreurs sur le règlement de fonctionnement sont relevées en contrôle PMI ?
Un règlement non daté, une version affichée différente de celle transmise au conseil départemental, des annexes modifiées mais jamais retransmises, le protocole maltraitance rangé hors de portée des parents alors qu'il doit être accessible, et un règlement qui contredit le contrat d'accueil sur les horaires ou la tarification. Leia versionne le règlement et ses annexes, trace la relecture par l'équipe et exporte le dossier complet prêt à envoyer à la PMI.

Le règlement de fonctionnement est le document que la PMI lit en premier, parce qu'il décrit ce que vous avez promis de faire. Quand il ne correspond plus à ce qui se passe dans la structure, chaque écart devient une non-conformité potentielle : sur l'encadrement, sur les soins, sur l'accueil en surnombre. Et depuis le 1er septembre 2026, un règlement rédigé avant la réforme des modes d'accueil est presque toujours faux sur au moins un point.

Cet article vous donne le texte exact de l'obligation d'actualisation, la raison pour laquelle 2026 déclenche une mise à jour même si vos cinq ans ne sont pas écoulés, la liste de ce qu'il faut relire ligne par ligne, les annexes à retransmettre et une méthode en cinq étapes pour clore le sujet avant la prochaine visite.

Partager cet article autour de vous et aider d'autres professionnels de la petite enfance !

Le règlement de fonctionnement de crèche est-il vraiment obligatoire à actualiser ? Ce que dit l'article R. 2324-31

Le IV de l'article R. 2324-31 du code de la santé publique dit que le projet d'établissement et le règlement de fonctionnement « sont datés et actualisés aussi souvent que nécessaire et au moins une fois tous les cinq ans, avec la participation du personnel ». Trois obligations dans une phrase : une date sur le document, une révision au moins quinquennale, et une relecture qui associe l'équipe. Cette rédaction est entrée en vigueur le 1er septembre 2021.

Le I du même article ajoute que le règlement est transmis au président du conseil départemental « après son adoption définitive et après toute modification ». Chaque mise à jour repart donc à la PMI, annexes comprises, pour information : le service ne « valide » pas le règlement, contrairement à ce que beaucoup de documents municipaux écrivent encore. Le III impose l'affichage dans un lieu accessible aux parents, un exemplaire tenu à leur disposition et communiqué sur demande à toute famille inscrite ou en demande d'admission, y compris en format numérique.

Soyons précis sur l'échéance, parce que beaucoup de sites titrent comme si tout le monde était en retard. Les structures qui ont refait leur règlement à la rentrée 2021 atteignent bien cinq ans en septembre 2026. Celles qui l'ont refait en 2022 ou 2023 ont encore de la marge sur le compteur. Mais les cinq ans sont une périodicité maximale, pas un rythme de croisière : le texte dit d'abord « aussi souvent que nécessaire ». Un changement de direction ou d'organisation justifie une reprise bien avant.

Une gestionnaire de deux micro-crèches à Tours nous expliquait qu'elle avait « fait le règlement une fois pour toutes en 2022 ». Elle a changé de directrice en 2024, réorganisé la salle de change en 2025 et modifié ses horaires du soir en janvier 2026. Trois modifications de fond, aucune retransmission. L'erreur classique n'est pas d'oublier les cinq ans, c'est de croire que seul le compteur compte.

Consulter les textes sources

Articles R. 2324-30 et R. 2324-31 du code de la santé publique, version en vigueur au 7 septembre 2026, sur Légifrance. Le premier fixe le contenu du règlement et ses annexes, le second la transmission, l'affichage et l'actualisation.

Pourquoi votre règlement de fonctionnement de micro-crèche est probablement obsolète depuis le 1er septembre 2026

La réforme applicable au 1er septembre 2026 fait disparaître le rôle de référent technique, remplacé par une direction de micro-crèche à 0,5 ETP minimum. Or le 1° du I de l'article R. 2324-30 impose que le règlement décrive les fonctions du directeur. Si votre règlement parle encore d'un référent technique, il décrit une organisation qui n'existe plus en droit. C'est le point que le contrôleur voit en trente secondes.

Même chose pour l'encadrement. En micro-crèche, un professionnel seul auprès des enfants ne peut en prendre en charge que trois au maximum (article R. 2324-43-1), à condition d'être de catégorie 1 ou habilité à la remplacer : le Conseil d'État a maintenu cette habilitation le 27 mai 2026 en annulant partiellement le décret n° 2025-304. Le choix d'encadrement retenu par la structure, 1 pour 5 et 1 pour 8 ou 1 pour 6, doit figurer dans le règlement. Le détail de la règle du professionnel seul et la FAQ DGCS du 1er septembre 2026 restent les deux références à citer sur les points d'interprétation.

Ajoutez le référentiel bâtimentaire : les structures ouvertes avant septembre 2022 devaient mettre en œuvre dix-neuf dispositions avant le 1er septembre 2026. Une salle de change déplacée, un espace de sommeil redéfini ou un accès extérieur sécurisé se répercutent dans la description des locaux et de l'organisation des espaces. Et le cadre lui-même a bougé pendant l'été : le décret n° 2026-731 du 1er août 2026 a remplacé l'organigramme de l'autorisation par une composition d'équipe en ETP et fixé, pour le 1er janvier 2027, un minimum de professionnels de catégorie 1. Le report du volet qualifications à septembre 2027 attend encore son décret.

La conséquence pratique est simple : compteur ou pas, presque toutes les structures ont un règlement à reprendre en 2026. Et la FAQ DGCS le dit sans détour (question 2.4.14) : à partir du 1er septembre 2026, en l'absence de conformité, le président du conseil départemental dispose des pouvoirs de police de l'article L. 2324-3, de l'injonction jusqu'à la fermeture. Le réflexe habituel est de corriger le règlement à la hâte la veille de la visite. C'est ce qui produit une version affichée différente de celle envoyée à la PMI, l'écart le plus souvent relevé.

Règlement de fonctionnement obligatoire : les sept points à relire ligne par ligne (R. 2324-30 I)

Le I de l'article R. 2324-30, dans sa rédaction issue du décret n° 2025-304 du 1er avril 2025, fixe sept rubriques obligatoires. Pour chacune, voici la question à se poser et le piège que nous voyons le plus souvent en audit. La liste ci-dessous reprend l'ordre du texte.

  1. 1° Les fonctions du directeur ou du responsable technique

    La question : Le règlement nomme-t-il encore un « référent technique » ? Décrit-il les fonctions réellement exercées par la personne qui dirige ?

    Le piège : Depuis le 1er septembre 2026, la micro-crèche a une direction à 0,5 ETP minimum et le 1° ne parle plus que du directeur ou du responsable technique. Un règlement qui décrit un référent technique est faux dès la première page.

  2. 2° La continuité de la fonction de direction

    La question : Qui assure la direction quand la directrice est absente, et dans quelles conditions (article R. 2324-36) ?

    Le piège : Un nom de remplaçante partie depuis deux ans, ou aucune modalité écrite : c'est le point que le contrôleur vérifie en croisant avec le planning.

  3. 3° Les modalités d'inscription et les conditions d'admission

    La question : Les critères d'admission, l'ordre de priorité et les obligations d'inclusion des familles en situation de précarité sont-ils écrits ?

    Le piège : Le règlement doit prendre en compte l'objectif d'accessibilité des articles L. 214-2 et L. 214-7 du code de l'action sociale et des familles. Un paragraphe absent est relevé, quel que soit le mode de financement.

  4. 4° Les horaires et les conditions d'arrivée et de départ

    La question : Les horaires d'ouverture, la liste des personnes autorisées à reprendre l'enfant et la conduite à tenir en cas de retard sont-ils à jour ?

    Le piège : Un règlement qui contredit le contrat d'accueil sur les horaires : le contrôleur relève l'écart, et la famille aussi, le jour du litige.

  5. 5° Le mode de calcul des tarifs et les éléments du contrat d'accueil

    La question : Le mode de calcul, les participations familiales et les frais annexes correspondent-ils à ce qui est réellement facturé ?

    Le piège : La grille tarifaire a changé en janvier, le règlement date de 2021. C'est l'écart le plus fréquent et le plus facile à corriger.

  6. 6° Le concours du référent santé et accueil inclusif

    La question : Le règlement précise-t-il les modalités d'intervention du RSAI, ses missions et son temps de présence (10 heures par an en micro-crèche, dont 2 heures par trimestre) ?

    Le piège : Un RSAI parti en 2024 encore nommé dans le règlement, c'est un signal envoyé à la PMI que personne n'a relu le document.

  7. 7° Les modalités de l'accueil en surnombre

    La question : Le règlement décrit-il l'organisation de l'accueil jusqu'à 115 % de la capacité et son articulation avec le projet éducatif et social ?

    Le piège : Le 4° de l'article R. 2324-27 en fait une condition du surnombre. Un surnombre pratiqué tous les jours sans être décrit dans le règlement est une non-conformité, même quand le taux d'occupation hebdomadaire est respecté.

Trois points ne figurent pas dans cette liste mais sont systématiquement regardés, parce que d'autres textes ou la doctrine administrative les rattachent au règlement :

  • Le taux d'encadrement retenu : La FAQ DGCS du 1er septembre 2026 (question 2.1.4) indique que le gestionnaire mentionne dans son règlement l'option retenue : 1 pour 5 enfants qui ne marchent pas et 1 pour 8 qui marchent, ou 1 pour 6 tous âges confondus. Ne pas l'écrire revient à laisser le contrôleur appliquer la lecture la plus stricte.
  • Les soins et les médicaments : Ils relèvent du protocole de soins spécifiques annexé (voir plus bas), mais le règlement y renvoie et doit rester cohérent avec lui. Un règlement qui dit « aucun médicament n'est administré » alors que l'équipe donne du paracétamol sur ordonnance chaque semaine est un écart relevé.
  • L'information et la participation des familles : Elles figurent dans le projet d'établissement (projet social), pas dans la liste du I. Beaucoup de règlements les reprennent, ce qui est utile, à condition que les deux documents disent la même chose.

Une directrice de crèche associative de 30 places à Lyon a passé cette liste avec son équipe en une réunion de 90 minutes. Résultat : cinq paragraphes réécrits, dont la tarification, le surnombre et l'option d'encadrement, et un RSAI enfin nommé. L'erreur à éviter est de confier la relecture à une seule personne : l'obligation de participation du personnel est aussi ce qui fait remonter les écarts entre ce qui est écrit et ce qui est pratiqué en section.

Leia

Un outil pensé pour votre quotidien

Un règlement daté, des annexes versionnées, un export prêt pour la PMI

Leia conserve chaque version datée de votre règlement de fonctionnement et de ses protocoles annexés, trace la relecture avec l'équipe et produit en un clic le dossier complet à transmettre au conseil départemental. Le jour du contrôle, la version affichée et la version envoyée sont la même.

Annexes du règlement de fonctionnement de crèche : les cinq protocoles que la PMI reçoit avec

Le II de l'article R. 2324-30 impose d'annexer au règlement cinq protocoles. Mettre à jour le règlement sans relire les annexes, c'est faire le travail à moitié : la PMI reçoit le tout, pour information (le texte ne parle pas d'agrément ni de validation), et un protocole d'hygiène qui cite encore les consignes de 2020 date l'ensemble du dossier.

  • Urgence et recours au SAMU : Le protocole détaillant les mesures à prendre dans les situations d'urgence, avec le recours aux services d'aide médicale d'urgence. Il doit être cohérent avec votre plan d'évacuation, décrit dans notre article sur le protocole incendie en crèche.
  • Hygiène générale et hygiène renforcée : Les mesures d'hygiène du quotidien et celles applicables en cas d'épidémie, dont le protocole de lavage de nez que beaucoup d'équipes appliquent sans l'avoir jamais écrit.
  • Soins spécifiques : Les conditions de délivrance des soins occasionnels ou réguliers, avec le rôle du RSAI. Le suivi des vaccinations obligatoires s'y rattache pour les modalités de vérification à l'admission.
  • Suspicion de maltraitance ou situation de danger : Les conduites à tenir et les mesures à prendre en cas de suspicion de maltraitance ou de situation présentant un danger pour l'enfant. Elle est affichée et communiquée aux familles comme les autres.
  • Sécurité lors des sorties : Les mesures de sécurité à respecter lors des sorties hors de l'établissement, avec le taux d'encadrement retenu pour ces temps. Voir notre analyse de la règle du professionnel seul avec trois enfants.

Un sixième document s'ajoute, prévu au III du même article : le protocole de mise en sûreté face au risque d'attentat. Il n'est pas transmis à la PMI mais au maire et au préfet, et c'est lui, et lui seul, que l'article R. 2324-31 dispense d'affichage. Beaucoup de structures croient que c'est le protocole maltraitance qui reste dans le tiroir : c'est l'inverse, il doit être accessible aux parents.

Une micro-crèche de Bordeaux avait réécrit son règlement en juin, proprement, et l'avait envoyé à la PMI. Les annexes jointes étaient celles de 2021. Le retour du service a demandé les protocoles à jour, et le dossier a été considéré comme incomplet jusqu'à réception. L'erreur fréquente est de croire que l'annexe « vit sa vie » dans le classeur des protocoles : chaque modification d'une annexe est une modification du règlement, donc une retransmission. Avant d'envoyer, passez vos protocoles par notre auto-évaluation gratuite de la conformité des protocoles.

Transmission du règlement de fonctionnement à la PMI : la méthode en cinq étapes

L'actualisation du projet d'établissement et du règlement suit le même chemin. Voici l'ordre qui évite les allers-retours.

  1. 1. Dater la version en vigueur et retrouver l'envoi à la PMI

    Notez la date portée sur le document et celle du courrier ou du mail de transmission au président du conseil départemental. Si aucune des deux n'est retrouvable, considérez que le compteur de cinq ans est déjà dépassé.

  2. 2. Lister ce qui a changé depuis

    Réforme du 1er septembre 2026 (direction, encadrement, RSAI), travaux ou réorganisation des espaces liés au référentiel bâtimentaire, changement de direction, nouvelle grille tarifaire, nouveaux horaires. Chaque ligne appelle un paragraphe à réécrire.

  3. 3. Relire avec l'équipe et tracer la réunion

    Le IV de l'article R. 2324-31 impose la participation du personnel. Une réunion d'équipe d'une heure, une feuille d'émargement et un compte rendu de trois lignes suffisent. Sans trace, l'obligation est réputée non remplie.

  4. 4. Faire valider par le gestionnaire et le conseil d'établissement

    Le gestionnaire adopte le règlement. Si un conseil d'établissement ou de crèche existe, il est consulté, et son avis est daté. La version adoptée porte un numéro et une date.

  5. 5. Transmettre, afficher, informer

    Envoi de la version adoptée et de ses annexes au président du conseil départemental, affichage dans un lieu accessible aux parents (sauf le protocole de mise en sûreté), copie à la CAF pour les structures financées en PSU, exemplaire tenu à disposition et communiqué à toute famille inscrite ou en demande d'admission, y compris en version numérique.

Les erreurs que nous voyons en contrôle tiennent en cinq lignes : un règlement non daté ; une version affichée différente de celle envoyée à la PMI ; des annexes jamais retransmises alors qu'elles ont changé ; le protocole maltraitance rangé dans un tiroir alors qu'il doit être accessible aux parents, et à l'inverse le protocole de mise en sûreté exposé dans le hall ; un règlement qui contredit le contrat d'accueil sur les horaires ou la tarification. Aucune de ces cinq erreurs ne demande une compétence juridique. Elles demandent une date, une version et une trace.

Conclusion : la date sur la première page dit tout

Trois points de bascule. Les cinq ans sont un plafond, le vrai déclencheur est « aussi souvent que nécessaire », et la réforme du 1er septembre 2026 rend cette nécessité presque universelle. Chaque modification, du règlement comme de ses annexes, repart au président du conseil départemental. Et la relecture avec l'équipe n'est pas une bonne pratique, c'est une obligation à tracer.

Concrètement, une structure qui tient ce rythme sait à tout moment quelle version est en vigueur, quand elle a été transmise et qui l'a relue. Le règlement redevient ce qu'il devrait être : la description exacte de la façon dont vous accueillez les enfants, opposable aux familles et lisible par la PMI, plutôt qu'un fichier de 2021 que personne n'ose ouvrir.

Le coût du statu quo n'est pas théorique. Un contrôle qui relève un règlement obsolète ouvre sur une injonction, un délai de mise en conformité et une deuxième visite. Le temps passé à reconstituer l'historique des versions dans un dossier partagé dépasse toujours le temps qu'aurait pris une mise à jour tracée au fil de l'eau.

Partager cet article autour de vous et aider d'autres professionnels de la petite enfance !

Le règlement de fonctionnement est le document que je demande en premier quand j'accompagne une structure avant un contrôle. Dans la grande majorité des cas, il a été rédigé pour l'ouverture puis jamais rouvert. Ce n'est pas de la négligence, c'est qu'aucun outil ne rappelait qu'il fallait le faire. Avec la réforme de septembre 2026, ce document mérite une vraie relecture en équipe, et une date sur la première page.

Romain Sessine, fondateur de Leia

Vous ne savez pas quelle version de votre règlement de fonctionnement la PMI a en main ?

Leia centralise le règlement, le projet d'établissement et les protocoles annexés avec leur date, leur version et la preuve de relecture par l'équipe. Vous exportez le dossier complet pour le conseil départemental, et vous savez exactement ce qui est affiché dans le hall. Découvrez comment lors d'une démonstration de 20 minutes.